Service Conseil Zones Alluviales

Les activités du Service conseil Zones alluviales ont été intégrées à l’entreprise CSD ingénieurs SA (www.csd.ch) dès le 1er janvier 2017. C. Roulier et T. Ghilardi poursuivent leurs activités chez CSD et se réjouissent de votre appel téléphonique: +41 24 424 95 00, ou email: c.roulier[at]csd.ch et t.ghilardi[at]csd.ch.

Le Service conseil Zones alluviales (SCZA) est un bureau de conseil et de planification qui agit dans la protection, la gestion et la revitalisation des cours d’eau et des milieux naturels. La collaboration entre biologistes et ingénieurs est un de nos points forts.

Prestations

Compétences en biologie :

Compétences en ingénierie :

Biotopes d’importance nationale
Le Service conseil Zones alluviales (SCZA) a été créé en 1992 sur mandat de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV). Jusqu’en 2008, le SCZA, en collaboration avec deux bureaux de Berne, a conseillé les communes, les cantons, les services de la Confédération, les ONG et les privés pour toute question concernant les zones alluviales d’importance nationale, l’ordonnance fédérale et son application concrète. Depuis 2009, ce soutien est assuré par le mandat BIOP. Les thèmes traités actuellement dans le cadre de ce mandat sont principalement liés à la révision récente de la Loi fédérale sur la protection des eaux et de son Ordonnance. Les travaux en cours de conseil à la Confédération portent sur la problématique des revitalisations de cours d’eau, du charriage, des débits résiduels et des éclusées en considérant les besoins spécifiques des zones alluviales d’importance nationale. Fiche PDF

Projets de référence

BIOP (2009-2016)


Le Service conseil Zones alluviales (SCZA) a été créé en 1992 sur mandat de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV). Jusqu’en 2008, le SCZA, en collaboration avec deux bureaux de Berne, a conseillé les communes, les cantons, les services de la Confédération, les ONG et les privés pour toute question concernant les zones alluviales d’importance nationale, l’ordonnance fédérale et son application concrète. A l’heure actuelle, ce soutien est assuré par le mandat BIOP (voir page d’accueil). Fiche PDF

Planification stratégique des revitalisations de cours d’eau du canton de Fribourg, en cours (2013-2014)


Pour répondre aux exigences de la révision de la Loi fédérale sur la protection des eaux (LEaux), les cantons ont l’obligation de planifier leurs revitalisations de cours d’eau à l’échelle du canton, et en particulier d’identifier les tronçons prioritaires. Le SCZA dirige le mandat et s’appuie sur l’aide à l’exécution de l’OFEV pour le mener à bien. Les principales étapes du travail ont été de développer un concept, d’effectuer une phase de test, de réaliser des analyses spatiales sur SIG, de prendre en compte certaines synergies et conflits et de contrôler les résultats obtenus. Fiche PDF

Espace nécessaire aux grands cours d’eau de Suisse (2012-2013)


L’étude présente le besoin d’espace des cours d’eau dont la largeur du fond du lit est supérieure à 15m. Les fonctions naturelles dépendant de cet espace sont exposées. Une méthode d’évaluation (procédure) fournit le pourcentage des fonctions naturelles remplies selon l’espace à disposition. Jusqu’à un certain seuil, plus l’espace à disposition est important, plus le nombre de fonctions naturelles satisfaites est élevé. La procédure permet d’identifier un espace optimal et de comparer des variantes d’aménagement. Elle est appliquée à six tronçons de cours d’eau de Suisse pour illustrer son fonctionnement et mettre en évidence ses qualités et ses limites. La procédure sera disponible courant 2013 sous la forme d’un outil internet (automatisation des calculs et production des résultats). En savoir plus : Rapport PDF (3.6 MB)

OUTIL Grands cours d’eau

Cet outil est une aide à la définition de l’espace nécessaire aux grands cours d’eau (plus de 15m de largeur). Il accompagne le rapport “Espace nécessaire aux grands cours d’eau de Suisse” (Paccaud, Ghilardi et Roulier 2020) qui décrit l’ensemble de la procédure. Il s’adresse aux gestionnaires des cours d’eau.
La méthode a été développée par le Service conseil Zones alluviales sous mandat de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) et son application est gratuite.
La méthode peut être utilisée dans trois cas de figure, expliqués dans le Manuel utilisateur

  1. Fonctiogramme : définition de l’espace nécessaire à un cours d’eau en fonction de ses caractères à l’état naturel.
  2. Evaluation d’un profil : évaluation d’un état existant ou projeté selon un profil type.
  3. Grand projet : évaluation d’un grand projet comportant différents tronçons et profils type.
Fonctiogramme

Le fonctiogramme est un graphique qui représente les fonctions naturelles du cours d’eau en relation avec l’espace à sa disposition. Précisons qu’il s’agit d’un espace de mobilité (c’est-à-dire non stabilisé). Certaines fonctions naturelles dépendent aussi d’autres facteurs que l’espace (qualité de l’eau, apport en matériaux charrié, p. ex.). Ainsi, concernant l’interprétation du fonctiogramme, une note de 100% ne signifie pas systématiquement que la fonction est remplie à 100%, mais que l’espace à disposition permet de remplir la fonction à 100% si toutes les autres conditions nécessaires à cette fonction sont remplies. Cet outil s’adresse avant tout aux gestionnaires des cours d’eau. Il peut être utilisé dans deux cas de figure.

Identifier un objectif écologique d’après les caractères du cours d’eau
Définir l’espace nécessaire pour atteindre un objectif écologique
Le fonctiogramme est basé sur les caractéristiques du cours d’eau à l’état naturel. Il n’est pas nécessaire de connaître la dimension et le contenu de l’espace réservé aux eaux pour le dessiner.

Définition de l’état naturel de référence
On applique la procédure à des tronçons de cours d’eau homogènes. La définition de l’état naturel de référence consiste à définir l’aspect général du tronçon en question s’il n’y avait pas d’activités humaines. Plus précisément on cherche à connaître :

Option zone alluviale
Les fonctions définissant l’espace nécessaire au cours d’eau prennent en compte la présence ou non d’une zone alluviale. Hors zone alluviale, les courbes de satisfaction des fonctions de “structure du milieu terrestre” et du “développement des communautés végétales typiques” visent l’installation d’une forêt à bois tendres, alors que dans les zones alluviales l’installation supplémentaire des forêts à bois durs est également visée.

Style fluvial naturel
Pour connaître le style fluvial naturel d’un tronçon de cours d’eau, on se réfère à un état historique datant d’avant les premières corrections si possible. La Carte Dufour peut être utile pour cela. Si les conditions hydrologiques ont été fortement modifiées ou si aucune donnée historique fiable n’existe, il convient de définir le style fluvial sur la base d’approches mathématiques.
Cinq styles fluviaux différents sont définis. Cette typologie est avant tout basée sur les besoins d’espace et les fonctions naturelles qui sont remplies par ces styles fluviaux.

Largeur naturelle du fond du lit et largeur naturelle à pleins bords
La notion de largeur naturelle du fond du lit est importante, car elle intervient dans l’Ordonnance fédérale sur la protection des eaux. C’est à cette largeur qu’on fait référence pour savoir si on se trouve dans la catégorie des cours d’eau de plus de 15m de large.
La largeur à pleins bords est une notion importante également, elle correspond à la largeur du lit mineur. Il s’agit de la largeur pleins bords en conditions naturelles. Dans les cas où le lit mineur n’est pas précisément délimité, la largeur à plein bord est la largeur occupée par le cours d’eau pour le débit morphogène. En général, la largeur naturelle à pleins bords est la largeur occupée par un débit de temps de retour compris entre 2 et 5 ans.
Il est facile de connaître la largeur naturelle du fond du lit (Lfl, en m) connaissant la largeur à pleins bords, le rapport largeur profondeur et la pente des berges:

Lfl = Lpb *(1 - 2 /(r *m))

avec :

m pente des berges en m/m (pente moyenne naturelle des berges: 1:3)
r rapport largeur/profondeur en m/m. Pour estimer ce paramètre on utilise la typologie de Rosgen (1994), et on interpole cette valeur en fonction du style fluvial naturel du cours d’eau (chap. 5.1 du rapport)

Saisie des paramètres de l’état naturel

Remarque: il faut que Lfl < Lpb (< Anat). La valeur de Anat n’est pas nécessaire pour les cours d’eau en tresses et rectilignes.

Anat = pour les cours en méandres, l’amplitude naturelle des méandres (en m) doit être définie; cette valeur peut généralement être définie sur la base des cartes historiques ou d’anciens tracés encore visibles de nos jours; à défaut, la valeur de 6-10xLpb peut être utilisée.
Remarque: il convient de calculer les valeurs de Lfl et Lpb à l’aide de plusieurs approches, comme par exemple celle de Yalin et da Silva (2001), afin de retenir les valeurs les plus probables.

Evaluation d’un profil

Pour appliquer la méthode, il est nécessaire de travailler avec un tronçon homogène. L’évaluation de l’espace réservé au cours d’eau dans un tronçon considéré est fondée sur son profil moyen ou profil type. Par ailleurs, il est nécessaire de connaître le contenu de cet espace, c’est pourquoi l’utilisateur doit lui attribuer différentes catégories d’occupation du sol. On peut évaluer le profil d’un état existant ou un profil de projet si on dispose des données adéquates.

Définition du profil moyen de l’espace cours d’eau
On distinguera différentes catégories d’occupation du sol dans l’espace réservé aux eaux car les fonctions naturelles remplies varient selon le type de surface. Premièrement, on distingue les deux catégories suivantes :

L’espace de mobilité est défini comme l’espace dans lequel le cours d’eau peut divaguer librement. Il s’agit donc de l’espace compris entre les stabilisations de berges. On notera que si l’espace de mobilité est inférieur à la largeur naturelle à pleins bords, la mobilité latérale du cours d’eau sera nulle et il n’y aura pas de milieu terrestre à l’intérieur de l’espace de mobilité.
Remarque: il n’est pas nécessaire de distinguer différentes catégories dans l’espace de mobilité car on admet que toutes les fonctions naturelles y sont remplies. Aucune intervetion humaine n’est admise dans l’espace de mobilité (y.c. coupe de la végétation).

L’espace stabilisé est l’espace situé dans l’espace réservé aux eaux, mais non soumis à la dynamique, car protégé par des stabilisations de berges, ou soumis à une intervention humaine (coupe d’arbres, fauche, etc.). Cet espace est susceptible de satisfaire une partie des fonctions naturelles du cours d’eau, cette aptitude dépend de la nature de l’espace. Il est donc nécessaire de distinguer différentes catégories d’occupation du sol :

Espace extensif
Espace boisé
Espace inondable (méandres développés)
Espace construit
Remarque: pour toutes les catégories de l’espace stabilisé, il est nécessaire de distinguer la rive gauche de la rive droite. En effet, l’espace réservé aux eaux n’est pas toujours symétrique.

L’espace des berges appartient à l’espace stabilisé si l’espace de mobilité est inférieur à la largeur naturelle à pleins bords. Sinon, on admet qu’il est inclus dans l’espace de mobilité, et que l’espace des berges est égal à sa valeur naturelle (i.e. si une largeur supplémentaire des berges est inscrite pour le calcul de la note, cet espace n’est pas pris en compte par l’outil). Les fonctions des berges peuvent être totalement ou partiellement remplies par des stabilisations présentant une diversité structurelle et une couverture végétale. Dans le cas où des berges sont stabilisées avec une méthode proche de la nature et une pente moyenne 1:3, celles-ci peuvent aussi être prises en compte. Cette exception est seulement possible si l’espace de mobilité est inférieur à la largeur naturelle à pleins bords.

Option zone alluviale : les fonctions définissant l’espace nécessaire au cours d’eau prennent en compte la présence ou non d’une zone alluviale. Hors zone alluviale, les courbes de satisfaction des fonctions de “structure du milieu terrestre” et du “développement des communautés végétales typiques” visent l’installation d’une forêt à bois tendres, alors que dans les zones alluviales l’installation supplémentaire des forêts à bois durs est également visée.

Le cours d’eau est toujours représenté au centre de l’espace de mobilité, car il s’agit de sa position moyenne (temporelle et spatiale). Le calcul des fonctions naturelles tient compte de cet élément.

Grand projet

Cette page permet d’évaluer une succession de profils appartenant au même projet. L’utilisateur est amené à télécharger le fichier csv en exemple, et à le compléter avec ses propopres données. Il est important de conserver la structure des données. Le fichier csv peut être ouvert avec Excel. Le séparateur de colonnes est le point-virgule. Ensuite, une fois que le fichier csv a été complété avec les données de l’utilisateur, il suffit de le télécharger (upload) en cliquant sur le bouton ci-dessous “Choisissez un fichier”. Les calculs se font automatiquement. Les résultats sont consignés dans un fichier pdf.
Précaution importante : il arrive souvent que le fichier csv comporte une ou plusieurs “lignes vides” en fin de fichier, surtout si on le modifie avec Excel. Or pour cette application, il est obligatoire que la dernière ligne soit une ligne de données. Pour vérifier qu’il n’y ait pas de lignes vides à la fin du fichier, il est recommandé de l’ouvrir avec le bloc-notes, de se positionner à la fin du fichier avec le curseur et d’effacer les lignes vides, le cas échéant.

Signification des colonnes du fichier csv
Toutes les distances doivent être exprimées en mètres. L’ordre des colonnes doit être respecté.

Rhône - Bilan forestier - Pronostic de la végétation dans les grands élargissements (2012)


Le projet s’inscrit dans le cadre de la 3e correction du Rhône. Le but de l’étude du bilan forestier est d’évaluer la quantité et le type de forêts qui s’installeront après la réalisation des grands élargissements et de comparer les résultats de l’état futur à un état initial de référence. Pour réaliser ce pronostic, un modèle dynamique du Rhône à base géométrique a été développé. Ce modèle montre l’évolution du tracé du Rhône à travers le temps et permet d’identifier l’âge des stations qui constituent la base de la mosaïque de la végétation. Fiche PDF

Pour établir le pronostic de végétation dans les grands élargissements, on utilise un modèle dynamique faisant intervenir la libre migration du lit du Rhône. Ce modèle comporte deux parties : la géomorphologie et la végétation. La première prédit le déplacement du Rhône dans les élargissements ainsi que l’âge des stations après 20 ans, 50 ans ou plus si nécessaire. La seconde établit une correspondance entre l’âge de la station et le type de végétation qui s’y trouve. En effet, dans une zone alluviale naturelle, la végétation riveraine est subordonnée aux processus dynamiques du cours d’eau principal. Ces processus sont l’érosion, la sédimentation et l’inondation. Le cours d’eau rajeunit des stations, inonde des terrains et dépose des sédiments, créant ainsi une mosaïque de milieux variés colonisés par différentes formations végétales. C’est pourquoi, il est important d’avoir une bonne compréhension de la dynamique du cours d’eau pour fonder un pronostic cohérent.

Revitalisation de la Lembe (2010-2011)


Le projet de revitalisation de la Lembe concerne les 250 derniers mètres avant son embouchure à Granges-Marnand, où la rivière était endiguée, peu visibles et peu accessible. Le but des nouveaux aménagements est de créer au bord de la Lembe, un espace de détente et de loisir, tout en donnant plus d’espace au cours d’eau.

Contexte et but du projet

La Lembaz prend sa source près de Thierrens dans le Gros-de-Vaud et se jette dans la Broye dans le village de Granges-Marnand après 21.5 km. Sur les 250 derniers mètres avant son embouchure, la rivière est endiguée, peu visible et peu accessible. La Commune de Granges-Marnand a souhaité réaménager ce tronçon afin que les Grangeois se réapproprient leur cours d’eau.
Le but des nouveaux aménagements est de créer au bord de la Lembaz un espace de détente et de loisir, tout en donnant plus d’espace au cours d’eau.

Travaux

Différents travaux ont été réalisés sur le cours inférieur et l’embouchure de la Lembaz. Sur le cours inférieur, de façon globale, la largeur du lit a été aggrandie. L’embouchure a été élargie dans le but d’en améliorer l’aspect et de faciliter l’accès aux espèces de poissons moins bonnes nageuses ou sauteuses que les truites.

Travaux sur le cours inférieur

Travaux à l’embouchure

Plan des aménagements

Digues
Une des contraintes dans la construction de la nouvelle digue était de laisser un espace de 11 m, depuis le bord gauche de la route, (5 m depuis le bord droit), afin de garder des places de parc pour la grande salle. Un noyau de digue compacté a été recouvert de 30 cm de sédiments grossiers filtrants (« terre végétale »). Le volume de la nouvelle digue en rive gauche est de 762 m3. La position de la nouvelle digue permet de gagner un espace de détente allant jusqu’à 9 m de largeur par rapport à la situation actuelle. La digue droite de la Lembaz n’a pas été modifiée.

Embouchure

Avant les travaux de revitalisation

Après les travaux de revitalisation

Hydraulique et sécurité

La hauteur des digues bordant la Lembaz est constante et assure une protection contre une crue extrême de la Broye qui représente un danger d’inondation plus important que la Lembaz. Une crue centennale (Q100 = 300 m3/s) produit une hauteur d’eau qui se situe à 4.2 m au dessus du niveau du fond de la Broye, à la hauteur de l’embouchure de la Lembaz. La digue actuelle laisse une revanche de 1m et cette marge de sécurité est jugée suffisante. La hauteur des digues est donc maintenue à une altitude de 466.5 m. Les crues de la Lembaz ont été plus difficiles à estimer en raison de l’absence de mesure de débit. Des calculs hydrauliques ont été effectués sur la base d’un débit centennal de 15 m3/s qui est probablement surestimé. Les hauteurs d’eau confirment que la Broye présente un risque d’inondation plus important que la Lembaz, pour tout le secteur réaménagé.

Aspect paysager

Prairies fleuries
Dans l’espace de détente bordant le chemin et la place, soit sur environ 2100 m2 (y. c. la surface de la digue), une prairie fleurie maigre a été semée afin d’améliorer la diversité biologique du lieu et son aspect agréable à l’œil. Différents mélanges de graines de fleurs sauvages et de graminées ont été choisis, par exemple l’un pour les rives, l’autres pour les digues, selon des critères esthétiques, mais également pour leur facilité d’entretien (fauche tardive). Ces plantes doivent être résistantes au piétinement et pas trop hautes afin de faciliter les jeux des enfants, la surveillance des parents, et pour éviter des fauches trop fréquentes.

Arborisation
En rive gauche, trois des sept platanes existants ont été conservés et se trouvent maintenant à l’intérieur de la digue. Les quatre derniers ont été coupés et remplacés par des arbres de la même espèce, plus jeunes, pour reconstituer la ligne. Quatre autres platanes ont été plantés sur la partie libre juste avant la passerelle. Ces 11 arbres permettent d’ombrager le chemin ainsi que la place de détente. Sur la rive droite, la digue actuelle n’a pas été modifiée et la plupart des arbres et des buissons sont conservés. Dans la partie amont, des saules (espèces indigènes) ont été installés en pied de berge pour compléter l’arborisation de la partie dégagée. A terme, ils seront conformés en têtard et participeront ainsi au caractère du cours d’eau tout en portant un ombrage diffus sur la rivière. La partie aval de la digue de la rive droite est, quant à elle, occupée par une haie haute et dense. Celle-ci a été éclaircie et abaissée. Plusieurs arbres et arbustes peuvent être retirés, tout en gardant les frênes et les aulnes, sans préjudice pour le paysage ou le cours d’eau. Cet entretien permet de réduire le côté imposant de la haie qui apparaît disproportionné par rapport à la dimension du lieu et du cours d’eau.

Revitalisation de la Broye (2010)


Le projet de revitalisation de la Broye concerne un tronçon de 1km situé dans une zone alluviale d’importance nationale sur la Commune de Villeneuve FR. Les travaux, dirigés par le SESA et le Service conseil Zones alluviales, ont consisté à élargir le lit afin de diminuer l’érosion de la rive droite, et de redonner un caractère dynamique au cours d’eau et à la zone alluviale. Étant donné que le budget du projet était limité, les ouvrages ont été conçus de manière à obtenir un maximum d’effets avec un minimum d’investissement. Les aménagements réalisés vont permettre à la Broye d’élargir spontanément son lit en rive gauche sous l’effet de sa dynamique naturelle. Fiche PDF

Contexte

Dans un contexte administratif particulier, le canton de Vaud s’est engagé à revitaliser la Broye à Villeneuve FR sur un tronçon de 1 km, tout en remettant l’entretien de la rive droite au Canton de Fribourg. Située en territoire fribourgeois, cette rive était entretenue par le Canton de Vaud suite à un accord datant de 1906. Cette deuxième étape de revitalisation marque la fin de cet accord (en effet, ce secteur avait déjà bénéficié d’une première étape de revitalisation en 2004).

But du projet

Le projet vise à élargir le lit de la Broye de sorte que les contraintes érosives sur la rive droite diminuent et que les milieux riverains retrouvent un caractère dynamique, ce qui est très favorable pour la zone alluviale. Comme le projet avait un budget limité, les travaux ont eu pour but d’initier les processus dynamiques et de mettre en place les conditions nécessaires pour que la Broye élargisse spontanément son lit jusqu’à retrouver sa largeur naturelle.

Travaux

Suppression et déplacement d’ouvrages existants
Les rails et pieux qui stabilisaient la rive gauche ont été enlevés et évacués. Les blocs retirés ont été récupérés pour construire les épis de la rive droite et le nouvel entonnement situé à l’aval. Les neuf épis construits en 2003 ont été remaniés afin d’initier l’érosion.

Construction de nouveaux ouvrages
Un abaissement du déversoir a été fait pour permettre à la Broye d’inonder une partie de la forêt lors d’importantes crues. Un parafouille a été construit afin de protéger le seuil situé après la confluence avec le ruisseau de Seigneux d’un éventuel affouillement en rive gauche. Pour ce faire, des blocs bétonnés (de 300 à 500 l) provenant de l’enrochement qu’il y avait le long de la rive gauche, ont été placés sous le seuil. A l’aval du secteur élargi, la Broye réintègre son cours corrigé, tout en maintenant la protection de la digue de la rive gauche, grâce à la construction de l’entonnement en fin d’élargissement.

Plan des aménagements

Sécurité hydraulique

Actuellement, avec une crue centennale, une grande partie de la zone inondable est inondée (figure de gauche). Avec la renaturation, une fois que la Broye aura atteint sa largeur de régime, les tensions exercées sur les berges seront diminuées d’un facteur 2 à 3 pour les crues quinquennales et la rivière restera dans son lit sans déborder dans la forêt lors d’une crue centennale (figure de droite). Les aménagements prévus renforceront donc la sécurité actuelle en matière de danger d’inondation et de stabilité de la rive droite. Cette étude a servi à la validation du projet.

Bénéfices de la renaturation

Forêts alluviales
La forêt des « Iles de Villeneuve » est constituée d’un peuplement dominant constitué de frênes, d’érables et de tilleuls. Les saules blancs et les aulnes noirs se situent dans les parties basses et inondées. Le suivi de la première étape de revitalisation, effectué entre 2004 et 2008, a donné de bons résultats. Il a mis en évidence les capacités de la végétation alluviale à recoloniser les milieux neufs. En effet, des formations arbustives ont émergé spontanément et le détournement du ruisseau de la Baume dans la forêt alluviale a généré des formations marécageuses. Cette dynamisation a également eu des effets très positifs sur la faune (invertébrés, oiseaux, castors ou encore musacardin et lézard sur les photos ci contre).

Espace nécessaire aux cours d’eau en méandres (2010)


Réalisée sur mandat de l’OFEV (Division prévention des dangers), cette étude a pour but de définir le besoin d’espace des cours d’eau en méandres, et de décrire et évaluer l’écosystème qui leur est associé. Elle comporte une procédure en quatre étapes afin d’évaluer, pour n’importe quel cours d’eau en méandres, son espace fonctionnel, le type de dynamique et la diversité de la mosaïque de végétation de la bande riveraine. Rapport PDF

Application : courbe des méandres

Le but de cette application de d’ajuster la courbe mathématique sur des cours d’eau existants. Cet outil peut aider à définir le besoin d’espace des cours d’eau à méandres, ou de prévoir une évolution à long terme.

L’équation de la courbe
Proposée par Langbein et Leopold (1966), l’équation est donnée sous une forme paramétrique cartésienne. Par rapport à l’équation originale, certains paramètres (rotation, translation, déphasage) ont été ajoutés afin de faciliter son calage.

Outil prédictif du développement des milieux riverains (2007)


La 3e correction du Rhône a pour but d’augmenter la sécurité de la plaine contre les inondations et de revaloriser les fonctions écologiques du cours d’eau. Le profil du Rhône sera élargi pour augmenter sa section d’écoulement. De l’espace sera mis à disposition des communautés riveraines. Fiche PDF

Collaborateurs

Christian Roulier


Biologiste, Dr ès sc. ASEP
Directeur
Domaines d’expertise: zones alluviales, végétation, écosystèmes, ornitologie, dynamique des écosystèmes alluviaux.
Thèse: Typologie et dynamique de la végétation des zones alluviales de Suisse.

Curriculum vitae

Tamara Ghilardi


Dr Ingénieur en environnement EPF
Chef de projets
Domaines d’expertise: hydraulique, charriage, morphologie, modélisation numérique, revitalisation de cours d’eau, environnement.
Thèse: “Sediment transport and flow conditions in steep rivers with large immobile boulders” (thèse n° 5979 EPFL).

Curriculum vitae

Francine Meystre


Secrétaire diplômée
Secrétariat, comptabilité, bibliothèque

Collaborateurs temporaires

Sophie Jaquier


Biologiste
Faune; traduction de textes scientifiques.

Gaëlle Vadi


Biologiste, option systématique et écologie
Saisie et exploitation de données phyto-écologiques.

Caroline Frey

Biologiste
Cartographies thématiques (végétation, forêt, utilisations et atteintes).

Historique

Chronologie
1992 : Le SCZA est mis en place dans le but de soutenir la Confédération et les cantons à l’occasion de l’entrée en vigueur de l’Ordonnance fédérale sur la protection des zones alluviales d’importance nationale (OZA). Franziska Teuscher (Berne) et Christian Roulier (Yverdon-les-Bains), tous deux biologistes, animent cette structure.

Contact

Service conseil Zones alluviales
Rue des Pêcheurs 8A, 1400 Yverdon-les-Bains
024 426 32 28
scza@bluewin.ch

Partenaires

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Bureaux partenaires

Associations et Fondations

Instituts de recherche